#11 – Bilan de Mon Voyage

Hello les Amis !

C’est depuis Menton et maintenant Barcelone que je fais le bilan de mon voyage.

# Points saillants de la GilNews #1

Qui dit bilan de mon voyage dit dans un premier temps, relire cette première newsletter envoyée le 10 Janvier !

1/ Les objectifs de mon voyage + le titre de ma première newsletter sous forme de citation
Le pourquoi de ce voyage + une liste succincte d’objectifs :
« J’ai terminé mi décembre une mission pour un client, mission que j’avais démarré il y a … 6 ans ! C’était donc le moment idéal de prendre du temps, de se faire plaisir, avant d’enclencher un nouveau projet. »

La fameuse citation :
« 3 mois c’est rien dans la vie mais ça peut changer la vie »

Au début de l’aventure, avant de partir, on vous dit ici et la qu’un tel voyage vous change.
Sur le coup, on se dit « bah non c’est bon… ça ne va pas m’arriver.. c’est pour les autres ça »
Et au fil des semaines, c’est plutôt des prises de conscience au fil de notre route qui fait que, si nous les acceptons, vont amorcer ce changement.
Et ces prises de conscience, j’en ai eu.

2/ J’ai de la chance d’être si bien entouré
Je démarrais mon voyage entre Toulouse et Auch sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle et une prise de conscience qui m’a éclatée à tronche. Je disais alors : « j’avais de la chance d’être si bien entourée. »

J’ai pu le vérifier tout au long de mon voyage, et notamment par le biais de cette newsletter.
Détail ci-dessous…

3/ Pourquoi (vous !) écrire
Je disais alors :

  • Garder une trace de mon voyage.
  • Un bon exercice à la fois sur la pratique de l’écriture mais aussi un exercice à tenir dans la durée.
  • Partager / Transmettre fait partie de mes valeurs : testons ce format !

Et donc le bilan de celle-ci :

  • Tout d’abord les chiffres : 10 newsletter envoyées sur ces 11 dernières semaines. Vous êtes 94 à la recevoir et en moyenne 75 à la lire !
  • J’ai tenu le rythme. Ce n’était pas régulier au jour prêt avec parfois 10/15 jours « de trous », dont d’ailleurs certains d’entre vous ne manquaient pas de me rappeler (gentiment) à l’ordre.
  • Agréablement surpris par les feedbacks spontanés sur le fait que « j’écrivais bien ». C’est dingue mon point de référence était l’expression écrite au lycée, où je vais être clair, mon style était loin de faire mouche.
  • L’excitation au moment d’appuyer sur le bouton rouge et ensuite de découvrir vos Emails, Sms, WhatsApp. Parfois juste un smiley, mais c’est cool aussi 😉. Souvent des encouragements à continuer à profiter de la vie !
  • Celle-ci fut aussi l’occasion d’échanger avec des personnes que j’avais perdu de vue ou n’avais pas l’habitude d’échanger tout simplement. Belles surprises !

# Et mon bilan alors !

Une bonne façon d’analyser une situation est de répondre tout simplement à des questions.
Vous allez les découvrir au fil de la lecture.
N’hésitez pas à m’en poser d’autres. Cela m’aidera sans aucun doute à voir mon voyage sous d’autres angles…

Question 1 : Comment ce voyage a impacté mes différents domaines de vie ?

  • Perso
    • Points positifs
      • Je l’ai fait ! Il y a 4 ans je partais pour la première fois en voyage seul. C’était dans l’Aveyron, entre Avignon et les Gorges du Verdon. Putain je me suis fait chier. J’avais atterri dans un Gîte, très bien au passage, mais à l’époque j’étais dans un autre état d’esprit. Beaucoup moins ouvert que je ne le suis aujourd’hui. Je n’allais pas forcément vers les autres. Et d’ailleurs les gens ne venaient donc pas à moi : ça devait se voir sur mon tronche que je n’étais pas à ma place. Aujourd’hui je suis donc parti dans un tout autre état d’esprit avec la ferme volonté de vivre de nouvelles expériences et faire de nouvelles rencontres et ça a marché !
      • Expérience Yoga au top. J’ai pratiqué en tout 8 séances de Yoga Ashtanga. On travaille les muscles en profondeur (mode gainage intensif), on s’étire et on respire. Je vais continuer !
      • Mes débuts à moto. Pour la petite histoire, cela faisait des années que je voulais m’y mettre, en particulier le trail et l’enduro. Pour moi c’est une façon de découvrir ou re découvrir des lieux avec évidemment un rayon d’action beaucoup plus grand. J’aime aussi la vitesse, les sports mécaniques et aussi faire le con ! Vous savez, ce moment au feu rouge où vous démarrez à fond, vous enchainez les rapports, vous poussez la machine à bloc. Oui c’est mon coté kéké mais j’assume pleinement ! Me reste à officialiser en passant le permis maintenant 😉
      • Lâcher prise. Je me revois encore, 5h du mat’, dans une voiture avec 3 nanas Thaïlandaises qui m’emmènent à 200km au nord de Bangkok. On se comprend pas. Tu te dis que le week end va être long. Et en fin de compte, tu souffles un bon coup, tu prends du recul, et tu renverses complètement la vapeur : tu souris, tu t’ouvres et tu te laisses aller !
      • Dessin. J’ai acheté une tablette + stylet à Toulouse au premier jour de mon voyage. Et je ne regrette pas ! Je prends beaucoup de plaisir à dessiner. Ça détend c’est dingue. J’aime aussi dessiner pour les gens. C’est un chouette cadeau je trouve un dessin… J’ai quelque souvenirs petit où mon père me déposait à un endroit, devant une structure, un engin, pour que je dessine et venait me chercher quelques heures après. Je photocopiais alors mon dessin et le distribuais à mon entourage. Lors de mon voyage, j’ai tendu la tablette à plusieurs de mes amis et c’est top à quel point les gens se l’approprient et ne veulent plus la lâcher. D’ailleurs 2 d’entres eux ont craqués et s’y sont mis 😉. Je vous ferais un tuto dans les prochaines semaines pour vous expliquer mon secret de dessinateur !
      • L’environnement est important. J’ai gouté à cette douceur de vie sur Bali. Ces gens souriants, dans la joie, la simplicité, dans l’instant présent. Je veux me rapprocher de cette douceur !
    • Points difficiles
      • J’ai repris la clope ces 2 derniers mois. En fait je le sentais venir depuis plusieurs mois. J’ai repris une clope en boîte à Zagreb. C’était une bonne soirée, pendant laquelle j’ai mis le feu sur la piste de danse. J’étais chaud. J’en ai repris une. Et aujourd’hui ? On verra. Je ne me prends pas la tête.
  • Famille
    • Points positifs
      • Être loin de ma famille m’a fait du bien. Aussi pour elle je pense. J’avais tendance à mettre le doigt dans des problèmes qui ne me concernent pas. Maria Elena emploierait les mots de « porter les sacs des autres » 😉. MAIS la famille c’est la famille. Je ne la laisserait jamais tomber. Par contre mon rôle n’est pas / plus de régler les problèmes, mais d’être à disposition pour questionner, challenger, accompagner les prises de décisions. Toujours avec le sourire !
  • Couple
    • Points positifs
      • J’ai rencontré de chouettes nanas sur la route. Des nanas curieuses, dans l’amour, la tendresse, leurs sourires, leur liberté, simplicité, avec leurs histoires, chemins et projets. Qu’est ce que c’est beau !
        Rester vrai, clair, entier et sincère. Ne pas être dans la stratégie. Mettre son ego de coté. Être dans l’instant présent.
    • Points difficiles
      • Être patient. Au plus profond de moi : j’ai soif d’amour. J’ai soif d’être amoureux. J’ai soif d’être aimé et de partager ma route. Vous allez me dire que c’est beau. Oui, mais du coup quand on croise une personne sur notre route qui semble correspondre à notre idéal, on se jette dessus. Et qui a envie de se faire jeter dessus hein ?! Je me marre mais ça fait un peu l’image du mec qui crève la dalle. Mais que les choses soient claires : ça n’a rien de sexuel. C’est aimer tout simplement. Du coup ma leçon est de rester dans l’amour, le vrai : aimer c’est donner, et vivre l’instant présent comme des enfants après tout. C’est la base. Et si nos énergies sont compatibles, la relation évoluera naturellement.
  • Social
    • Points positifs
      • Effet Newsletter. J’ai donc échangé avec la famille et les amis tout au long de mon voyage. Quels beaux messages d’attention. Merci à vous !
        Des belles rencontres. J’ai rencontré beaucoup de belles personnes. Ma mère début Mars s’inquiétait évidemment (on ne refait pas les mamans !) et je prenais du recul sur mon voyage et lui répondi, objectivement, que je ne faisais QUE de belles rencontres.
      • De la spontanéité. J’ai rencontré un tas de personnes, que ce soit le temps d’une cigarette (oups !) ou pendant plusieurs jours. Sourire et dire bonjour. La base !
  • Pro
    • Points positifs
      • J’ai ouvert le champs des possibles. J’ai clôturé mon activité de consultant avant mon départ car d’une part je ne voulais pas être parasité pendant mon voyage et surtout ne pas mécaniquement retourner dans celle activité à mon retour. C’est maintenant le moment de mettre à plat mes envies, mes besoins, mes forces et faiblesses pour me projeter dans une nouvelle aventure. Cette fois si sans (fausses) barrière.

Question 2 : Moment(s) où je suis le + fier ?
Quand mon ami Francois m’a posé la question, j’ai spontanément répondu mon ascension du Piton des Neiges.
J’en étais encore ému au moment où je l’expliquais à Francois.

Voici les raisons :

      • C’était dur et j’ai réussi. Didier, guide rando sur la Réunion m’a dit ces mots « Bravo car pas beaucoup de personnes y arrivent ».
      • L’audace de le faire seul. L’audace fait partie de mes valeurs. Pour rappel, j’ai cherché un guide mais trop cher. J’ai posté dans un groupe Facebook de la réunion mon projet mais personne n’était chaud.
      • Mon entourage est fier de moi.
      • Je l’ai fait d’une belle manière. Evidemment avec des doutes pendant cette ascension MAIS avec une bonne préparation que ce soit logistique, alimentaire et une intensité physique maitrisée. C’est mon coté amoureux des belles mécaniques qui parle.
      • Je me suis engagé et suis allé au bout.

Question 3 : Moment(s) où j’ai eu le + de bonheur ?

      • Être assis sur le trottoir après mon ascension du Piton des Neiges.
      • Revenir du yoga rincé, prendre mon petit déjeuner, m’allonger dans mon lit, profiter d’une large baie vitrée avec vue sur de grandes plantes, entendre le bruit d’une petite fontaine et me sentir profondément bien, relâché, et me dire qu’il n’est que 8h30 du matin !
      • Traverser les villages du Nord Thaïlande à moto et nous y arrêter pour échanger.
      • M’allonger dans les bras d’une nana sur une chaise longue à regarder les étoiles.
      • Passer du temps à découvrir une nana, apprendre d’elle, échanger, partager, la voir se détacher les cheveux, la trouver belle.

# Et maintenant je fais quoi ?!

Encore trop tôt pour me / vous dire précisément mes projets. Peut être reprendre la route un temps, peut être m’installer ailleurs. Je ne sais pas encore. J’en saurais plus les prochaines semaines : j’ai besoin de poser les options sur la table.

MAIS une façon d’y répondre est peut être de fermer les yeux et d’imaginer le bonheur :

      • Une maison au bord de l’eau, le soleil assez bas au loin. Les enfants qui jouent dans l’herbe. De l’encans parfume la maison. Une brise légère fait remuer les quelques voiles autour de la maison. Une maison ouverte sur l’extérieure avec de grandes baies vitrées. Il fait 30 degrés. Un grand lit avec vue sur la mer sur lequel je suis allongé avec ma femme.
      • Je suis en tong, short et t-shirt la plupart du temps.
      • Je me déplace en 2 roues, lentement, mais j’ai aussi un vieux 4×4 ouvert sur le tout et sans porte : une jeep willys.
      • Je réhabilite et construis des maisons pour accueillir des gens et leur faire gouter au bonheur.

Ensuite construire pour tendre vers celui-ci !

Merci à tous les amis de m’avoir suivi dans cette aventure.
Partager fait partie de moi et c’est donc avec plaisir que je vais continuer cette newsletter.

A très vite !

Bizzzz


# Le dernier dessin de mon voyage !

 » Toujours vivant  » – Plage de Boucan Canot sur l’Île de la Réunion

En arrivant sur l’Île de la Réunion, je me suis posé dans ce petit restaurant représenté sur la gauche : La Boucantine. C’est à Saint Gilles les Bains, sur la côte Ouest. Le restaurant donne sur la plage et donc avec vue sur l’Océan.
C’est mon premier contact avec cette île.
J’ai remarqué cet arbre, sur l’extrémité droite de la plage.
Visiblement vieux, tordu à cause du vent, MAIS «  Toujours vivant  » !


# Pour finir, une petite vidéo recap de mon voyage !

Les lieux, dessins, rencontres (malheureusement pas toutes !), messages, ma tronche évidemment, …
A écouter avec le son !
Une de mes musiques préférée.

#10 – Heureux !

Hello les amis

J’espère que vous allez tous bien !

Petit mail rapide depuis le jardin de mon airbnb sur Chiang Mai / Thailand.
Je profite des derniers moments car je prends l’avion ce soir 20h50 direction Paris !
Retour au bercail

Je ferais le bilan dans les prochains jours.
Mais je peux déjà vous dire une chose : quel Kiff !

C’est donc rempli de bonheur que je rentre sur Paris pour ouvrir un nouveau chapitre !

J’ai hâte de vous retrouver !

La suite très vite !

#9 – 72h dans la Peau d’un Exportateur de Meubles

Hello les amis

J’espère que vous allez tous bien !

Je suis toujours sur Ubud, Bali.
Qu’est ce que c’est chouette ici …
Les gens, la bouffe, les jus de fruits fraîchement pressés, le coût de la vie, le rythme…

Il y’a une dizaine de jours à la salle de Fitness, je faisais la rencontre de Dimitri, un Russe de 37 ans. Il vient tous les ans sur Ubud, en famille, passer 3/4 mois au chaud pendant l’hiver Russe.

Anecdote amusante lors de notre rencontre :
Je souhaitais utiliser une machine et lui demandais donc si elle était disponible car ses affaires étaient dessus. On échange alors quelques mots en Anglais et me demande rapidement si je suis moi aussi Russe ce à quoi je lui réponds que je suis Français…
Il rigole et il me dit que je parle Anglais avec un accent de Russe.
Mort de rire … j’en rigole encore ;-)))

Son boulot : Il fait fabriquer des meubles pour enfants (tables et chaises) en Chine. Les exporte ensuite par containers direction la Russie et US.
La commercialisation se fait via son propre site web en Russie et via Amazon pour les US.
Après m’avoir expliqué son business, il conclue tout sourire par « This is Mondializzzation »
A prononcer avec l’accent Russe évidemment 😉

Un de ses Blockbusters

Comment il en est arrivé à vendre des meubles sur Internet ?
Il y’a quelques années il faisait construire un immeuble dans la banlieue de Starvopol en Russie.
L’idée était de faire un immeuble de bureaux avec au rez-de-chaussée un bar.
L’architecte d’intérieur pour le bar lui conseille alors un modèle bien précis de chaises de bar.
Problème : cela coute cher !
Il en parle à une de ses copines qui travaille déjà avec la Chine et recherchent ensemble un fournisseur sur Alibaba.
Ils trouvent rapidement la perle rare qui pour le même prix lui propose 40x plus d’unités.
Pas de problème : il se dit qu’il vendra le reste, pour tester !
2 mois plus tard il reçoit la marchandise, équipe son bar, et met le solde sur différent sites d’annonces en Russie.
Il vend la totalité en 3 mois.
Le business était parti !

Depuis notre rencontre, on a pas mal sympathisé et on se retrouve souvent autour d’une bière, d’un café ou à l’espace de Coworking.

Mercredi dernier il me propose de l’accompagner à un Salon spécialisé de Meubles : le IFEX pour « Indonesia International Furniture Expo 2018.
C’est à Jakarta, une fois par an et ca dure 3 jours.
Il souhaite y trouver de nouveaux partenaires pour fabriquer cette fois ci une gamme de meubles en Teck.
Allez GO !

Nous partons donc Vendredi dernier, le 9 direction Jakarta. Environ 2h d’avion depuis Bali.
Une fois atterri, nous déposons nos affaires à l’hôtel et filons directement au salon.

Arrivée au Salon
Le badge qui va bien !

On a donc arpenté les allées du Salon les unes après les autres pour poser systématiquement les mêmes questions :

Le prix évidemment
L’emballage : point important car ce sont les mêmes cartons départ Usine jusqu’à l’arrivée chez le client final. Il n’y a pas déballage / emballage dans les différents entrepôts. Il faut donc que le carton soit suffisamment épais et renforcé notamment sur les angles pour résister aux manipulations des transporteurs locaux. Un meuble qui arrive abimé chez le client coute cher évidemment.
« Is it KD ? » pour « Knocked Down ». Est ce que le meuble arrive chez le client en pièces détachées de façon à ce que le client le monte lui même ? Point important car nous parlons ici de meubles. Il faut donc que celui-ci, emballé, prennent le moins de volume possible dans le container.
Volume une fois emballé : suite logique car l’objectif est de faire rentrer le maximum de pièces dans le container. Plus on en rendre, moins le coût transport par unité sera élevé et donc meilleure sera la marge.
Minimum de commande : en général, le minimum de commande est un container complet, mais on peut mixer avec différentes références.
Conditions de paiement : l’usage est 30% à la commande, 70% départ usine.
Délai de fabrication : 6 semaines à la réception de l’acompte à la commande.

Exemple de gamme d’un fournisseur.
Si pas « KD », une chaise repliée qui prend peu de place en volume est aussi OK.
Pause café avec Mister Dimitri.

La journée de salon terminée, nous partons en ville boire une bonne bière au 56ème étage d’une tour de Jakarta.

Beau coucher de soleil depuis le Taxi direction le « Sky Bar ».
Sympa…
D’en haut, on entend rien. En bas, ça grouille !!!

Voilà pour notre petite virée sur Jakarta.
Superbe expérience une nouvelle fois.

A très vite pour de nouvelles aventures !

Bizz

#8 – Ma Première Leçon de Yoga

Hello les Amis !

J’espère que vous allez bien.

Ici, à Bali et plus précisément à Ubud, ca va plutôt bien 😉
Il fait chaud, les matinées sont ensoleillées, les après-midis sont souvent pluvieuses.

Je ne me lasse pas de la pluie.
Ce moment où vous êtes confortablement allongé sur votre transat, à l’abris sous un parasol. L’eau ruisselle autour de celui-ci.
Les arbres autour sont toutes feuilles déployées.
Le clap clap des gouttes. Parfois un coup de tonnerre.
Vous le sentez le kiff ?

Comme je vous le disais à la fin de mon précédent post, je suis donc sur Ubud à Bali.
Ubud est the place to be pour pratiquer le Yoga.

Il existe différent Yoga.
Sur les conseils de Céline, elle même prof de Yoga en France, je me dirige vers le Yoga Ashtanga.
C’est bien pour mon tempérament me dit elle.

Parmi la foutlitude de « Yoga Studio », on me conseille http://spaciousyoga.com.
Situé dans le centre ville d’Ubud.

J’échange quelques mails avec Iain (à prononcer « Aillane »), le Yoga Teacher.
Je lui précise bien que je suis novice de chez novice. Pas qu’il s’attende de moi à mettre le pied derrière la tête quoi…

Pas de soucis me dit-il.

Deal !
Je pars pour une semaine.
Le rdv est pris : Lundi 05 Mars, 6h30 du matin au studio !

Hier, Dimanche, treck en montagne.
Je me couche donc tôt, vers 20h, bien rincé de la journée.
Réveil 5h30.
Douche, sac, serviette, et c’est parti.
Je pars à pieds.
Le soleil ne s’est pas encore levé.
Le Studio est à 500m.

Je découvre un autre Ubud.
Le Ubud de 6h du mat’ avec un marché improvisé sur la rue principale.
Une trentaine de camionnettes alignées, le long du trottoir.
Sur les plateaux à l’arrière de celles-ci : des noix de coco chez l’un, de grands paniers de pétales de fleurs chez l’autre.
Chacun sa spécialité.
C’est le marché pour les locaux.
Sympa !

J’espère qu’il sera encore la demain pour prendre des photos.

Je suis devant le studio sur les coups de 6h15.
Me déchausse et rentre.
C’est à l’étage.

J’arrive dans une grande pièce.
Plutôt allongée.
Fenêtres quasi sur 360°
Je me présente à Iain et je m’installe : tapis, bouteille d’eau et serviette au sol.

Les gens arrivent au fur et à mesure.
Certaines personnes déjà présentes méditent.
D’autres s’échauffent.
Je fais donc quelque mouvements d’échauffement.

Je ne me souviens pas qu’il y ai eu un TOP de début de cours.
Chacun pratique en autonomie.
Iain est posté dans un coin de la salle, et navigue vers un tapis dés qu’il aperçois qu’un mouvement pourrait être optimisé.

Il vient à mon niveau et m’explique les 2 premières séquences que je dois apprendre, l’une après l’autre.
Ce sont « les salutations du soleil (A et B) »

Si vous le souhaitez en plein écran https://www.ashtangayoga.info/practice/downloads/cheat-sheets-pdf/
Voir « Sun Salutations A & B »

Donc je commence.
Il reste à coté de moi pendant une bonne dizaine de minutes pour m’expliquer un à un le moment.
J’avais pas de plan.
Juste lui qui me dit « head up, pushup, hands-up, … »
Avec le bon nombre de respiration qu’il faut respecter.

Hummmm
Ça travaille dur.
On sent vraiment que nos muscles travaillent en profondeur.
Une sorte d’enchaînement de gainages
Je transpire à grosses gouttes !

Une fois avoir retenu l’enchaînement, il me dit alors de le faire seul pendant 5x.
J’exécute.

J’en profite pour regarder autour de moi.
Tout le monde est très concentré.
Je ne croise pas un regard.

Il revient vers moi au bout de 15 minutes pour me montrer la 2ème séquence.
J’exécute.
Puis 3 fois seul.

Enfin il revient vers moi et me dit que les exercices sont terminés pour aujourd’hui.
Quelques respirations à exécuter et ensuite me détendre en étant allongé au sol.
Iain : « Ok so come back tomorrow at the same hour »
Moi : « Euhhh ok thank you »

Je range mon tapis et je me faufile à mon tour entre les tapis.

Ahhhhhhhh…
Je sors.
Content de cette première session.
Très content même !

Ça fait du bien.

Une photo de la salle, en action, repris sur le net.
Spécialement celmle-ci car illustre bien le coté « Chacun travaille sa propre séquence »
Le fameux Iain dans son élément…

Je m’arrête au premier café du coin et je croise un pote, Dimitri, qui prenait sa pause avant de rejoindre de son coté la salle de sport.

Sympa de croiser des collègues…

À très vite les Amis !

[Edit] Ajout des photos du marché prises le lendemain Mardi 06 Mars

Et l’entrée du studio de Yoga et son alignement de tongs !

#7 – Bangkok Hangover

Hello les Amis

J’espère que vous allez bien.
Moi ca va super 🙂

J’ai quitté La Réunion Jeudi dernier direction Bangkok.
Pourquoi Bangkok ? Depuis Saint Denis, il n’y a que 2 villes déservies en Asie : un bled en Chine et donc Bangkok. Cette destination a aussi l’avantage d’être une bonne plateforme pour se projeter par la suite un peu partout en Asie.

Allez zouh !
Un dernier regard regard vers cette belle terre de La Réunion qui a bien tenu ses promesses. Et ce, jusqu’au dernier moment : regardez moi ce ciel !!

Il est aux alentours de 19h. Photo non retouchée !!

### Petite escapade au nord de Bangkok

La on change de catégorie.
Bangkok c’est 8.000.000 d’habitants et si on compte l’aglomération totale, on arrive pas loin des 15.000.000.
Wouahhhh ca grouille de partout.

Je lance mon Tinder et celui clignote de partout.
Ça change de Paris (hahaha ..haha …… ha..)
J’échange avec quelques nanas et j’accroche plutôt bien avec une d’entre elle.
Elle s’appelle Pemi et est née le même jour que moi tiens : un 1er Juillet.
Celle-ci a prévu de partir en week end avec 2 de ses copines à 200km au nord de Bangkok, dans une ville qui s’appelle Nakhon-Sawan.

Après tout, je suis la pour vivre de nouvelles expériences !
J’accepte.
Rdv est pris le Samedi matin, tôt, à 5h du matin dans une gare routière de Bangkok.
J’arrive. Je vois la petite troupe et on monte dans la voiture.
Ça parle Thaï… et très très peu Anglais.
On a du mal à se comprendre.
Ahhh les accents. On baragouine chacun la même langue mais les accents bordel…

Je me dis « Merde … ca va être galère si on arrive pas à parler ensemble … à 200km de Bangkok.. pendant 48h…. Hum … dans quoi je me suis fourré ».

Dingue ces automatismes de toujours vouloir prévoir, calculer et donc potentiellement angoisser.
Depuis le début de mon voyage, j’en ai eu l’occasion de me poser des questions.
Vous savez ces genres de moments où on est seul… on connait personne… on tourne en rond.
MAIS, le nouveau Gil reprend le dessus assez rapidement : « Mais en fait j’ai qu’à profiter juste du moment présent, ouvrir les yeux, me laisser aller / traîner après tout, et bien sur : sourire ! »

Visites de temples, Aquarium de la ville avec spéctable de crocodile bien marrant, une autre ville envahie par les singes.

L’équipe de choc, de gauche à droite : Cat, Pemi, Puii et votre serviteur

Au final, un super bon week end ! Merci à elles !

### « Eathai Restaurant »

A proximité de mon logement, il y avait un grand « Mall » sur plusieurs niveaux avec un tas de magasins mais surtout, en son sous sol, le restaurant « Eathai ».
Le concept : en entrant, on nous donne un badge sur lequel est crédité l’équivalent de 20 euros.

Ensuite, l’espace est divisé en 2 :
1/ d’un coté l’espace restaurant avec une vingtaine de stands spécifiques à chaque spécialités régionales de la Thaillande
2/ de l’autre un espace type supermarché où nous pouvons les produits courants et surtout les produits nécessaires pour reproduire les recettes consommées sur place.

Autant vous dire : étant amateur de bouffe Thaï + la possibilité de picorer à droite à gauche, j’étais aux anges !

Tout de suite à l’entrée, nous récupérons le badge
Le fameux sésame
Partie restaurant avec quelque tables

A Table !
Partie supérette avec produits frais entre autres

Les livres de recettes qui vont bien

On récupère notre voiture dés la sortie du restaurant
Et l’addition : le repas 273 bats = environ 7 euros

### Et après ?

Voilà pour mon escale rapide à Bangkok.

J’ai déjà repris la route et j’écris ces lignes de Ubud à Bali.
Wouahhhhhh back to the nature !

J’ai trouvé une superbe Guest House dans le centre ville et je démarre une semaine de cours de Yoga Lundi… Bonjour la souplesse, on va bien rigoler !

A très vite les amis

#6 – Le Piton des Neiges

Hello les amis !

Comment ca va les « Métros » aka Métropolitains ?
Oui c’est comme cela qu’on nous appelle, nous, les métropolitains à La Réunion.

En tant que Blancs Becs, on nous appelle aussi les « Zoreilles »
Ça vient de l’époque de la colonisation, où les Français arrivant sur l’île et ne comprenant pas le créole, devaient « tendre l’oreille »

Voilà pour les présentations !

Je suis sur La Réunion depuis une bonne dizaine de jours et cette-ci porte bien son nom : l’île Intense.
Moi qui ne suis pas aquatique (je suis le genre de mec qui quand ça dégénère dans une piscine, se met discrètement sur le coté… à bon entendeur !) + le fait que ce soit une île, rien ne le laissait présager que j’allais tomber sous le charme !

Mais aujourd’hui je vais vous raconter un pétit périple dont je ne suis pas peu fier : l’ascension du Piton des Neiges.

Point culminant de La Réunion avec ses 3070m d’altitude, c’est aussi le point le + haut de l’Océan Indien.

J’organisais alors ma première randonnée, nous étions Dimanche 11 Février. Cette randonnée se fait sur 2 jours.
Je planifiais alors de la faire sur le Mardi / Mercredi suivant.

Qui dit première, dit je vais prendre un guide.
Je téléphone donc à plusieurs guides trouvés ici et la sur le net.
Tous sont déjà bookés.
Dernière tentative, et la je tombe sur un mec qui est prêt à m’y emmener aux 2 conditions suivantes :

– 350 euros pour les 2 jours
– Départ depuis Hellbourg (bled situé à 930m d’altitude, ca va avoir son importance !) car la voie normale par Cilaos est fermée cause éboulie sur la route.

Je réfléchis… je me dis « merde 350 euros !! Ça fait plus que mon billet d’avion Paris -> Saint Denis »
10mn plus tard je rappelle le mec et lui dit que ce n’est pas possible : trop cher !
Je décide alors de faire l’ascension seul.
Je me dis aussi que c’est mon destin après tout.

Je fais quelques recherches ici et la sur le net pour récupérer le tracé et je lis les quelques commentaires de précédents randonneurs.

Donc l’ascension se fait bien en 2 temps :
1/ Départ de Hellbourg à 930m d’altitude pour arriver au refuge de « La Caverne Dufour » à 2500m d’altitude.
2/ Réveil à 3h du mat’ pour faire les derniers 600m de dénivelé positif, à la frontale, et admirer le lever du soleil.

Détail de la randonnée ici : https://randopitons.re/randonnee/1169-montee-piton-neiges-depuis-hell-bourg

Ok je vais en chier.

Le lendemain, Lundi, je me rends chez Décathlon pour compléter mon équipement :
– Une poche à eau de 2L + une gourde de 1L
– Un bonnet et des gants (il fait 5 degrés une fois en haut en attendant que le soleil se pointe)
– Un chapeau

Boum je suis équipé.
La pression monte pendant la journée.
Je suis aussi ému à l’idée de réaliser ce challenge.

Je rentre à ma base et m’occupe cette fois ci de la partie alimentation :
– Petit déjeuner de champion : pancake, bacon, œufs, amandes
– Le carburant pendant l’ascension : figues, bananes, amandes, maquereau, thon

Nous sommes Lundi, 20h, tout est prêt.
Je me couche dans la foulée et mets le réveil à 6h pour décoller à 7h et ainsi essayer d’éviter les bouchons de Saint Denis.

Il est 5h je me réveille déjà.
Je tourne dans mon lit… et les minutes se vivent en secondes : Driiinnggg allez c’est parti !

Petit déjeuner, dernier contrôle et je saute dans la voiture.
Arggg pas assez tôt encore, je me tape les bouchons en traversant Saint Denis, et j’arrive à Hellbourg à 10h.

Allez c’est parti j’attaque direct.

Ça démarre fort : il faut monter les remparts.
500m à flanc de roche pour sortir du cirque de Salazie.
Ça zigzag. Je monte à mon rythme. Je me sens bien.
Cette première partie me prendra un peu moins de 2h.

J’arrive sur le plateau, au niveau du gîte de Bélouve.
Premières vues sympa !

500m plus bas, la ville de Hellbourg

La je vois une route et des voitures.
Je me dis merde… j’aurai pu me garer ici !
J’aurais ainsi économisé du temps et surtout de l’énergie.
Bon… je me suis dit qu’après tout, autant faire la totale !

Avant de m’enfoncer dans la forêt, je croise un premier groupe qui revenaient du chemin et m’informent sur ce qui m’attend.
4h30 de montée avec des passages techniques + de la boue.
Ce à quoi je leur réponds que j’ai des supers chaussures et que ca va le faire !

Allez c’est parti.
Ça monte tranquillement.
Effectivement des premiers passages, dans la boue jusqu’au mollet, des échelles, et de nombreux passages où je suis obligé de poser les mains au sol pour monter.

Wouahouuuuu
Je croise assez rapidement 2 groupes de 2 personnes venant de l’autre sens, qui descendent donc, et qui tirent la tronche et me demandent « Il reste combien de temps ? » Je leur réponds qu’il reste moins de 30mn et me confirment bien que je vais en chier.

Euhhh d’accord.

Ce furent les dernières personnes croisées sur ce chemin.

Bim j’enquille toujours à mon rythme.
Je découvre la praticité de la poche à eau.
Vous savez c’est une poche que l’on met dans le sac à dos sur laquelle est connectée un tuyau qui passe ensuite par dessus l’épaule.
Ça permet de s’hydrater + facilement car le tuyau est à porté de bouche.
Qui dit + facile dit aussi + fréquent et donc avec des plus petites gorgées.
C’est top.

Je m’arrête à 13h pour faire une pause repas.

Maquereau spirit. On peut voir aussi le fameu tuyau qui sort du sac et des bâtons de marche. Oui Oui les bâtons que je me suis trimballé et que je n’ai pas sorti !
Oué j’essaye de sourire mais en vrai j’en chie
Ça monte et c’est accidenté !

Allez bam je rédécolle.
Une des particularités de La Réunion est la forte présence de « ravines »
Ce petit nom mignon pour dire « petit ravin »
Sur le terrain, ca donne une sorte de cuvette : descente puis remontée, plutôt raides !
Elles font mal au moral car on redescend donc souvent de plusieurs dizaines de mètres et on sait donc que celles ci nous éloignent temporairement du sommet.

Je continue à monter.
La végétation change au fur et à mesure.

Au milieu de nulle part. Enfin… toujours sur la bonne route quand même. Il est 14h.

Avec l’altitude, la température descend aussi.
La végétation se fait aussi de moins en moins haute ce qui fait qu’on ressent maintenant + le vent.

Je mets le Kway.
Les cuisses qui commencent à durcir.

Et là évidemment je commence à me poser 10.000 questions :
– Est ce que je fais demi tour ?
– Si je passe la nuit sur le chemin, quelle est la probabilité pour que quelqu’un me retrouve demain ?
– Est ce qu’il fait froid la nuit ici ?
– Tiens je capte sur mon téléphone. Je peux au pire me faire hélitreuiller.
– Ah mais … est ce que je suis couvert si je me fais hélitreuiller ?

Mais merde c’est encore loin ?!!

Il est 15h.
Je tombe enfin sur un panneau.
C’est le Cap Anglais.

2155m d’altitude.
Je viens donc de tirer 1200m de dénivelé positif. Je suis déjà fumé.
MAIS celui-ci m’indique encore 1h30 à tirer jusqu’au Gîte.

Le moral reprend.
L’abandon ne fait plus partie de l’équation.

Il est presque 16h30, j’appercois enfin de gîte !!

Photo du gîte prise à l’oposée de mon chemin d’arrivée. Merci Thibault !

J’entends des bruits derrière moi.
De l’autre coté de la ravine, j’aperçois 2 randonneurs qui se trouvaient derrière moi.

Je leur cri un « Heyyy hooooo »
Ils me font signes.
Je leur dis que je pensais être le dernier sur ce chemin de la journée.

Ralalalala
Quel plaisir de recroiser des gens !

On arrive donc en groupe au gîte.
Tous soulagés et bien évidemment contents !
Il est 16h30

Le gîte se rempli de quelques personnes au fur et à mesure de la fin de journée.
Tous arrivent de l’autre coté du chemin, donc par Cilaos.
Et moi qui pensait que cette route était inaccessible ?!!!
Par ce chemin, l’atteinte du gîte se fait entre 1h30 pour les rapides et 2h30.
Arghhhhhh
Je viens de me taper 6h30 bordel !

Bon … ma bière est d’autant + méritée.

Ça papote.
Super ambiance en cette fin de journée au gîte.
On dîne un très bon cari poulet (riz + poulet) avec un rhum que je préfère laisser au collègue. Je me ménage pour la dernière partie de l’ascension.

On veut tous se lever tôt pour arriver au sommet et pouvoir admirer le lever du soleil.
« Allez on décolle à 3h30 » cri l’un
« Non ca va faire trop juste » cri un autre
On s’accorde sur l’heure approximative de levée du soleil : 6h du mat’

Vers 20h les lumières du gîte s’éteignent et nous gagnons nos dortoirs.
Je mets mon réveil à 3h15.
Nous sommes dans une pièce d’à peine 20m2 et 15 personnes y dorment… sur 3 niveaux !

Ça ronfle sévère.
Je dois dormir 2 ou 3h.
À 3h, le gîte commence …. à s’agiter.
Tout le monde s’est finalement levé + tôt.
L’excitation mais aussi la peur d’arriver en haut trop tard et de louper le spectacle.

De petits groupes commencent à partir.
Je prends seul la route à 3h10.
Première expérience à la frontale.
Aucun bruit, aucun vent.
Quelques lueures ici et la de frontales dans la montagne.

Je double 1 groupe.
D’autres me dépassent.
On ne fait évidemment pas la course.
Chacun son rythme.
Pour arriver au bout, il faut marcher à son rythme et rester « dans sa zone »

Beaucoup de pierres.
Le terrain est accidenté.
Les derniers 600m sont longs !

Le sol change aussi.
Les pierres sont de plus en plus petites.

Le finish se fait sur une pente beaucoup plus douce.
On pourrait quasiment courir !

J’arrive au sommet !!
Il est 5h10.
Il fait nuit.
C’est calme.
Les premiers arrivés sont cloitrés ici et la … à l’abri du vent.
Certains avec leurs duvets, d’autres avec des couvertures de survie.
Je m’équipe moi aussi : bonnet, gants, polaire et je m’assoie.
Ça caille bordel !

On distingue l’Océan.
Au loin de gros nuages. Des éclairs…
C’est magnifique.

5h41 …. ca arrive ….
Peace !! (Glaglagla …)
6h03
6h16
Photo Finish !

Ralalala quel bonheur !
Très fier d’être arrivé en haut !

Regardez cette lumière lors de la descente…
Et Bim !

C’est maintenant l’heure de la descente.
Petit pause au gîte pour prendre le petit déjeuner et dire au revoir aux collègues.

2200m plus bas, abattus quasi d’une traite en un peu moins de 6h
J’arrive à Hellebourg, les jambes en vrac.

Je m’arrête au premier resto.
Ils ne servent plus.

Je traverse la rue pour me prendre une bouteille d’eau et une orange.
Je me pose sur le trottoir.

Je me revois encore il y a quelques années dans les Gorges du Verdon où j’étais au bout de ma vie pour sortir de cette cuvette et ses 300m de dénivelé positif.

La différence :
– 15kg de moins et une meilleure condition physique
– Capacité à moduler l’intensité en fonction du rythme cardiaque
– Des ressources de qualité et en quantité : eau + bouffe

J’étais vidé… rincé… Mais je l’ai fait !

Bizzzzz

#5 – Balkan Style

Hello tout le monde !

Ma session dans les Balkans s’est terminée il y a 48h et c’est depuis l’avion arrivant sur La Réunion que je vous écris cette news !

C’est aussi la 2ème partie de mon voyage.
Je quitte l’Europe après 5 semaines et ouvre un nouveau chapitre dans l’océan Indien et probablement en Asie.

Laissez moi vous raconter mes presque 2 semaines à cheval entre Zagreb et Belgrade.
Ce fut 13 jours riches de découvertes et rencontres !

## Mon arrivée en bus sur Zagreb

Si vous vous souvenez de ma précédente news, je suis arrivée sur Zagreb en bus depuis Milan.
1ère bonne experience FlixBus, de nuit, pour 10h de trajet.
Chauffage, wifi et de la place.
On avait une dizaine de stops entre mes 2 étapes pour chacunes d’elles : rallumage des lumières et micro du conducteur à fond pour réveiller les passagers…
Il faut bien ça !

Je suis donc resté une dizaine de jours chez Quentin et Mariana
J’ai bien eu le temps de profiter d’eux et aussi de la ville.
Maintenant quand j’arrive dans une grande ville et notamment à l’étranger, je m’arrange toujours pour prendre quelques heures avec un guide local pour découvrir l’histoire de celle ci et surtout ses anecdotes.

Un des nombreux marches quotidien de Zagreb. J’en profite pour caler le dessin yes 😉
Petra : ma guide locale francophone pour l’occasion. Je lui ai offert ce dessin. Dessiner pour une personne est d’ailleurs un cadeau très chouette je trouve.
Plat typique en Croatie : la Börek Pâtisserie fourrée au choix de poulet ou de fromage frais. Sieste obligatoire dans la foulée !
Autre plat typique : Čevapi. A l’intérieur un mélange de bœuf et d’agneau pris en sandwich par 2 tranches de pain qui ont fini de griller dans l’huile de la viande. C’est violent. On a d’ailleurs fait 50km aller pour aller manger celui ci !
Chez le Barbier où on nous offre de la Rakia après la tonte !

Voilà pour mon étape Zagreboise…
Je prévois déjà d’y retourner cet été pour profiter des terrasses !

Sur les conseils des collègues sur place, je décide de passer quelques jours à Belgrade.. et hop 6 heures de bus pour la relier
Autant vous dire que ça ne me fait plus peur maintenant !

### CouchSurfing in Berlgrade

Avant d’y partir, je m’inscris sur la plateforme « CouchSurfing »
C’est un service de mise en relation entre voyageurs et personnes locales qui proposent d’héberger gratuitement.
Je contacte donc 3 personnes mais les réponses furent dans un premier temps négatives car pris au dernier moment.
Pas grave, je me prends un chouette Airbnb dans le centre de Belgrade.
70m2 pour 30€ la nuit… bon ça le fait 🙂

Pendant mon trajet, Clothilde, que j’avais contacté reviens vers moi et me propose d’aller boîre un verre !
Wouahouh ça marche ! Super !
Clothilde est une expat FR en mission sur Belgrade pendant 2 ans à l’institut Français.
On se retrouve vers 18h dans un bar à bières dans le centre de Belgrade.
Un autre CouchSurfer nous rejoins : Toby, un Néerlandais arrivé sur Zagreb il y’a 1 mois. Son activité depuis son arrivée : sortir en boîte, rencontrer et loger chez des couchsurfers
Wouahou.

On enchaîne sur un resto typiques Serbe où sont présents d’autres expat FR amis de Clothilde.

Ça s’enchaîne bien.
Je fais connaissance avec certains d’eux.

Chouette de découvrir ces vies d’expat aux avantages :
– Ça bosse souvent dans les ambassades, ou dans des grandes entreprises souvent FR qui souhaitent développer le marché local = boulot intéressant
– Salaire FR et coût de la vie local. Le salaire moyen à Belgrade est de 300 euros pour un local. Ça laisse de la marge pour se faire plaisir !
– Des nouvelles têtes en permanence

… mais a comme contrepartie :
– Ces arrivages de nouvelles têtes s’accompagnent d’autant de départs. Ça brasse. Les gens le savent. Comment s’investir alors dans de vraies relations profondes avec les gens. À petite échelle, c’est aussi le sentiment que j’ai eu avec les rencontres au fil de ma route. On croise des gens où l’on se dit qu’on laisse passer quelque chose. Cette prise de conscience personnelle me fait dire que j’ai envie et besoin de créer des relations profondes avec les gens, sur le long terme. Je garde ça en tête pour plus tard…

Retour à la soirée : on fait la fête et je fais du coup ma première expérience de couchsurfer en tant que personne qui héberge en hébergeant Toby pendant mes 2 jours sur Belgrade.

On profite bien de la ville. Il la connaît déjà parfaitement.

Dans une eglise orthodoxe, un chandelier avec des balles de fusils.

C’est déjà l’heure de repartir
Je retourne sur Paris Mardi pour 24h le temps de changer de sac et de repartir cette fois pour La Réunion.

Autre décor, delta de 30 degrés et déjà une chouette rencontre

La suite, au prochain numéro !

La bise tout le monde !

#4 – Escal(op)e Milanaise

Hello tout le monde !

Petite news rapide pour vous debriefer mes 24h d’escale à Milan.

« Hein ?! Quoi ?! Milan ?!
Mais je pensais que ta prochaine destination était Zagreb ?! »

Bien vu !
Comme je le disais, exit l’avion. Du coup mes options pour rejoindre Zagreb depuis Barcelone étaient les suivantes :

1/ Bateau jusqu’en Italie + bus.
Il me fallait rester jusqu’à Vendredi sur Barcelone du coup pas compatible.

2/ FlixBus sur tout le trajet
De mémoire on était entre 20 et 24h de bus.
Il y a 2 ans j’avais voyagé 8h en bus en Colombie avec mon pote Guillaume. Franchement… c’était chaud et j’avais pas envie de retenter l’expérience la tout de suite.

3/ Faire du train au maximum pour ensuite terminer en Bus.
Apres une bonne journée de train en passant par Valence, Chambéry pour arriver sur Milan.
Il me restera « que » 10 heures de bus.
Ca me fait passer la journée complète sur Milan et bus à 21h30 pour arriver bien frais à 7h30 sur Zagreb pour le petit déjeuner.
Genre je débarque avec le combo croissants frais + mauvaise haleine chez mes potes.
J’achete !

Alors Milan ça donne quoi ?

C’est comme dans toutes les grandes villes Italiennes : des monuments de dingue.
Je pends un malin plaisir à flâner dans ces ruelles et à me laisser surprendre, d’un coin de rue à l’autre par une basilique, une eglise, des colonnes, des sculptures, …
Le tout, bien entendu, dans des dimensions d’un autre temps !

Le Duomo de Milan. Parmis les plus grandes églises d’Europe
La Galerria Vittorio Emanuele. Magique…
La Scala de Milan

Autre point qui m’est important
Le savez vous peut être mais mon grand père maternel est Italien : Vittorio Rossi.
Il est de la région de Naples, un petit village qui s’appelle Pietravairano.
J’ai eu la chance d’y aller plusieurs fois plus jeune.
J’ai l’image d’Italiens forts et travailleurs.
L’été il y faisait tellement chaud qu’on ne pouvait courrir dans les ruelles de pavé pieds nus (N’est ce pas Nicole (ma sœur) ?!)
Mais je m’égare légèrement.

La où je voulais en venir était que je me suis senti bien à Milan.

J’aime la langue Italienne. J’aime cette impression de ton familier entre les gens. J’aime aussi quand ils s’engueulent. C’est comique. Et ça me fait penser à mon grand père quand il s’engueulait avec ma grand mère (Autrichienne)… Pas bien fort mais on en rigolait avec ma sœur. C’est simple, c’est comme dans les films !

J’aime aussi comment ils s’habillent. Faut dire que Milan est la ville de la mode (Merci Christian). J’avais l’air malin avec ma doudoune + baskets.
Je me note de m’acheter une belle veste à mon retour sur Paris.

Alors voilà.
C’est peut être psychologique du fait de mes origines je ne sais pas, mais je me sens proche de ce peuple.
Peut être avez vous déjà ressenti ce type de sentiment ?!

Non Maman, je ne compte pas déménager en Italie 😉

Voilà pour aujourd’hui !
J’ai commencé cette newsletter à la gare routière en attendant le bus et je la termine à l’intérieur.
Agreablement surpris par le confort du bus FlixBus : calme (a moitié plein et déjà tard), électricité à chaque emplacement ! Sièges inclinables.
J’ai ai pour 10h la.
Ol verra bien arrivé à Zagreb !

Mon pote Quentin me conseillait d’arrêter de boire de l’eau assez tôt dans la journée car pas de toilettes dans le bus d’après lui et pauses plutôt espacées.
Instructions que j’ai respecté : je n’ai pas bu une goute depuis 18h00.
Mais surprise : il y’a des toilettes !

Bizzz à tous !
Merci Maria Elena pour la todo list à faire sur place !

Avant de monter dans le bus.
Il m’arrive de retirer mon bonnet hein…

#3 – La Vie est Douce à Barcelone…

Hello tout le monde !
Nous sommes Dimanche, il est et j’écris ces quelques lignes depuis la terrasse de mon pote Guillaume. Il fait doux : 19 degrés.

Installation le temps de vous écrire !

Voilà… Ça fait pile poile 1 semaine que je suis à Barcelone chez Aurélie et Guillaume.
C’est passé très vite.
J’ai bien eu le temps de me balader et sentir au fil des jours le détachement progressif de mon activité pro.
Wouahou ça fait du bien.
Ça fait de la place dans la tête pour de nouvelles opportunités !

En 1 semaine j’ai eu le temps de :

    • Passer expert dans la réalisation de toasts
    • Silloner Barcelone en trotinette électrique
    • Voir un match d’improvisation
    • Aménager la terrasse du domicile

     

Barcelone : la base !
Ça bouquine…
Le port de Barcelone : moche de jour mais ça grouille la nuit !
La salle d’impro !
La terrasse Avant.
Objectif : réaménager la terrasse (barrière + herbe synthétique)
Notre ration de combat : salade de pâtes + tofu et infusion de persil. Oui Monsieur !
On admire le résultat. Oui on est bien !
Sous un autre angle
Test in Progress
On se fait plaisir !
  •  

    A propos de cette newsletter : je suis content des premiers retours !
    Les jours qui précèdent l’envoi, j’essaye de réfléchir à son contenu.
    Je la rédige d’une traite et viens le moment d’envoyer : c’est toujours avec une micro hésitation que j’appuie sur le bouton 😉
    Les heures qui suivent, je reçois quelques messages de votre part. C’est cool ça fait plaisir.
    2 personnes m’ont déjà proposé de faire des rando courant 2018. Je commence à être identifié en tant que Randonneur 😉
    Aussi, je vais courant de semaine prochaine mettre en ligne un Blog où sera publié le contenu de ces newsletters.
    L’objectif est de rendre le contenu + partageable pour élargir ce premier cercle dont vous faîtes partie !

    Je termine ici car je dois organiser le transport de Barcelone vers ma prochaine destination qu’est Zagreb.
    Sur les conseils de Mathieu, digital nomade, exit l’avion pour voyager.
    L’idée est de prendre le train ou la voiture pour vraiment se sentir changer de lieu.
    Ok j’ai le temps !
    A Zagreb je vais retrouver d’autres supers amis : Mariana et Quentin.

    « Au revoir » en Croate c’est « Dovidenja »
    A prononcer dovidjenia

#2 – La Merveilleuse Cité d’Auch

Bonjour à tous !

Ça y est ! Me voilà arrivé à Auch !
Auch la magnifique… l’unique… la merveilleuse cité d’Auch !
Autant de qualificatifs qui me sont venus pendant ces quelques jours de marche et notamment le dernier.
Il me fallait de la motivation ou alors peut être que j’étais en plein délire.
Car il vous faut que vous le dise : j’en ai chié !

73 kms sur les 3 jours
Propositions d’hébergement sur le chemin
En + élaboré
« Jacquet, Profite de ton banc… »
La vue correspondante
Pause dej : ce bon vieux et fidèle Filet de maquereau sauce Vin Blanc ! Hmmm
J’en chie mais je suis content
J’en chie et je me demande ce que je fous là
Auuuuucchh en vue !
La place de la Libération située sur les hauteurs d’Auch
La Cathédrale Sainte-Marie d’Auch
Prix sur demande
Après l’effort, le réconfort : Salade Gascogne (Carpaccio de Foie Gras, Gésier de canard confis, Mousse de Foie de Volaille). On mange bien sur Auch…

Voilà pour les photos !

La page « Chemin de Saint Jacques » de mon voyage se termine déjà.

Quelques points saillants de cet exercice :

  • J’avais comme objectif Auch : j’y suis arrivé
  • J’ai bien pris l’air et me suis bien rincé physiquement : top ça me met dans l’ambiance directement !
  • Seul on va plus vite. À 2 on va plus loin.
  • Les quelques moments où j’ai échangé avec des potes sur la route m’ont grave fait du bien. Dédicace Guillaume + le groupe WhatsApp PJ !
  • Mon mollet droit a tenu (contracture au mollet il y a 3 mois et ça me faisait un peu flipper)

Et la suite ?!
Demain retour sur Toulouse pour 24h et décollage en covoiturage direction Barcelone ce Dimanche !
Aurelie, Guillaume, Gaston (le fiston) : J’arrrriiiiveee !!!